
Deux poids, deux mesures
La France est-elle encore le pays des droits de l’Homme ? Qu’est-il arrivé à notre belle Marianne ? Ce qui caractérise une démocratie c’est la liberté d’expression, de pensée, mais aussi la liberté de culte. Nous savons que dans de nombreux pays musulmans, comme l’Arabie Saoudite ou l’Iran, les chrétiens sont persécutés, les apostats exécutés. Qu’en est-il sur nos terres européennes, qu’est-il arrivé à notre héritage judéo-chrétien ?
L’histoire qui va suivre illustre un phénomène malheureusement trop récurrent de nos jours en France et témoigne de la pression exercée sur ceux qui demandent seulement à exercer leurs droits de citoyens et leur droit à la liberté de culte.
David et Christine, un couple de chrétiens de la région parisienne, ont fait les frais de ce qui peut être qualifié de persécution par les autorités locales depuis 2005.
Ils se sont installés à Bagnolet en décembre 2002 dans la zone industrielle de la Noue, et après beaucoup d’abnégation et de sacrifices, ont réussi à transformer et à réhabiliter un entrepôt désaffecté en lieu de culte évangélique.
Les premiers contacts avec les autorités de la ville de Bagnolet avaient été très positifs. Celles-ci avaient en effet émis un avis favorable concernant leur projet d’installation d’un lieu de culte. Ils avaient également reçu le soutien du Syndicat de copropriété par le biais de son président (800 copropriétaires).
Au bout d’un certain temps une mosquée s’est installée au sein de cette copropriété, de façon illégale, par la déclaration d’un local commercial transformé par la suite en lieu de culte islamique.
Cette installation a déclenché de nombreuses plaintes de riverains dues aux nuisances sonores et aux stationnements gênants. La copropriété porta plainte contre le groupe islamique à l’origine de l’installation de la mosquée, et en réaction fut exposée à des menaces. Le maire céda à la peur et à l’intimidation, et la mosquée illégale parvint à s’implanter. Comment ils parvinrent-ils ? Ils utilisèrent l’argument suivant : si un lieu de culte existe déjà à cet endroit, vous devez nous donner à nous aussi le droit de l’utiliser comme tel.
David et Christine prirent alors la décision d’aller en justice. Une première décision de justice donna aux deux parties le droit d’utiliser les lieux. Mais après un appel, le jugement fut inversé, et David et Christine n’eurent d’autre choix que de vider les lieux.
Alors qu’ils étaient encore dans leur bâtiment, en 2006 (il est évident qu’à cette époque ils n’avaient pas besoin d’ouvrir une nouvelle église, car ils occupaient encore leurs locaux de Bagnolet), ils avaient commencé à travailler sur un nouveau projet, sur une idée de Christine. Christine avait à cœur d’ouvrir un centre de conférences à Noisy-le-Sec, une salle polyvalente ayant pour fonction de servir la communauté. L’idée n’était pas d’ouvrir un lieu de culte, mais de créer un espace de loisirs pour aider les jeunes du quartier et de générer des revenus. La mairie se réjouissait grandement de cette entreprise, qui allait selon eux être bénéfique à la commune. Selon les mots de Christine, « on leur déroulait presque le tapis rouge ». Ce projet devait même être intégré à un projet local plus vaste, le projet du « Grand Paris ». Tout semblait se dérouler sans accroc, jusqu’à ce qu’ils apprennent que David était un pasteur. Depuis, ce couple honnête aux intentions altruistes n’a cessé de se battre pour obtenir le droit d’utiliser ces nouveaux locaux, mais la mairie a tout fait pour s’opposer à ce projet. Mensonge après mensonge, toutes les excuses furent bonnes pour empêcher David et Christine d’utiliser la salle. Les prétextes les plus souvent avancés pour rejeter ce projet social sont les problèmes de sécurité du bâtiment, et pourtant tout est aux normes. David et Christine sont complètement épuisés et nerveusement à bout. Christine, exaspérée, me dit encore hier au téléphone : « Une femme de pasteur n’a-t-elle pas le droit d’avoir sa propre entreprise en France ? Pourquoi sommes-nous discriminés ? »
Alors que des mosquées obtiennent des autorisations par la peur et l’intimidation, ce couple ne semble pas voir le bout du tunnel. Tout ce qu’ils demandent est de pouvoir exercer leur liberté et leurs droits en tant que citoyens vivant dans un pays libre. Ce qui est extraordinaire, c’est que ce dernier projet n’a même pas un rapport direct avec la religion, mais il est évident que les portes se sont fermées devant eux dès que les autorités ont pris connaissance du fait qu’il s’agissait d’un couple de chrétiens. Et quand bien même, s’ils voulaient ouvrir une église, où est le mal ? Pourquoi dit on oui aux imams, et non aux pasteurs ? Pourquoi laisse-t-on des centaines de musulmans occuper les rues de Paris pour des prières illégales alors qu’en même temps, des chrétiens se voient refuser le droit d’exprimer leur foi en public ? Il y a là une injustice évidente, et David et Christine ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Cela est déplorable, mais voilà où nous en sommes arrivés au pays de Voltaire, au pays de « la déclaration des droits de l’homme et du citoyen », où « les hommes naissent libres et égaux en droit ». Deux poids, deux mesures…d’un côté, des musulmans qui obtiennent tout ce qu’ils demandent, et s’imposent souvent en usant de méthodes peu recommandables, comme l’intimidation et le chantage, de l’autre, des chrétiens, où dans ce cas plutôt des « dhimmis », qui font confiance à des institutions qui les trahissent, et qui leur mentent. Bienvenue en Eurabie, ou les églises deviennent souterraines, et où les mosquées pullulent.
Connaissez-vous d’autres personnes dans le même cas ? Vous voulez réagir ? Que faire ? Comment agir ? Ecrivez-nous. Laissez -nous vos commentaires . Il est temps de sortir du silence et de dénoncer cette réalité avant qu’il ne soit trop tard.
Ci-dessous, les dates et les faits, rapportés par David et Christine:
- SEPT 2005 rendez-vous avec l’adjoint au Maire de Noisy-Le-Sec. Il “déroule le tapis rouge” pour le projet qui fera du bâtiment un centre de conférence
- NOV 2005 rendez-vous avec le maire, qui donne son soutien au projet
- JUILLET 2006 Soumission du permis de construire
- AOUT 2006 La mairie se désengage du terrain et donne la D.I.A (Declaration d Intention d Aliéner)
- AUTOMNE 2006. Obligation de remplir les fondations de ciment pour obtenir le PC (Permis de construire) à un coût de 100 000€.
- JANVIER 2007 le permis de construire est accordé
- FEVRIER 2007 La mairie change d’avis et veut cesser tous les projets dans le secteur.Mais elle ne nous informe pas
-Le reste de l’année il fut difficile d’obtenir des fonds
- JANVIER 2008. Convoqués chez le maire. Elle était en colère d’apprendre que David est un pasteur.
Elle nous dit que nous obtiendrons une compensation mais qu’il nous fallait partir.
Rien n’a été fait par rapport à celà..
- MARS 2008, élections municipales, nouveau maire
- Elle ne veut pas prendre de décision sur notre dossier
- Elle perd le poste de maire en déc 2010
- NOUVEAU MAIRE 12 DEC 2010.
- L’ancienne maire devient adjoint au maire au cadastre
- Depuis nous avons remplis deux dossiers pour régulariser notre situation, les deux ont été refusés
- Le dernier est toujours en cours
- 22 DEC 2011. nous apprenons que la mairie ne prendra pas de nouvelle décision pendant 2-3 ans
- Tous les services, de la préfecture aux pompiers,de la police aux associations pour handicapés nous ont donné un rapport favorable
- L’autorisation d’ouvrir est dans les mains du maire mais il refuse de le faire
- Ils sont assez ennuyés du fait que nous ayons obtenu un permis de construire et ils essaient de nous opprimer moralement en refusant de nous donner cette autorisation pour plusieurs raisons
Premièrement et principalement car cela voudra dire qu’ils devront nous verser une compensation si un jour l’installation est terminée. Deuxièmement pour la raison non-écrite que David est un PASTEUR.
Tags: chrétiens, Islam, justice, Noisy-Le-Sec, persécution



