Un homme. Ses parents étaient missionnaires aux Philippines lorsque sa mère Pamela fut enceinte et contracta une grave infection. Les médecins préconisaient l’avortement, craignant que l’enfant ne soit mort-né. Pamela refusa. Aujourd’hui, Tim Tebow est un jeune homme de 24 ans qui a reçu un enseignement à la maison empreint des valeurs chrétiennes et surtout une éducation fondée sur la foi.
Une foi vivante. Les « eye black » sont des traces noires que les footballers américains se dessinent sous les yeux pour éviter d’être déconcentrés par la réverbération des puissants projecteurs sur leurs pommettes. A diverses reprises, Tim Tebow avait profité de cet espace pour écrire des références de verset bibliques. En particulier Jean 3:16, comme lors d’un championnat en 2009. Dans les 24h qui ont suivies, google avait recensé 90 millions de requêtes pour ce verset ! Mais depuis, une nouvelle règle a été instaurée par la National Football League (NFL) : l’interdiction d’écrire sur les eye black. Les medias parlent de « Tebow rule ».
Mais cela n’a pas empêché Tim Tebow d’afficher sans complexe sa foi, et de la même manière que Daniel louait Dieu sans se cacher malgré le danger qu’il encourait (la fosse aux lions), il a continué de mettre un genou à terre, le front contre le poing sur le stade lors des rencontres sportives, malgré la critique. Les médias parlent de « tebowing ».
Un miracle. Le dimanche 8 janvier 2012, un match décisif de football américain a eu lieu dans le cadre de la NFL dont la finale, le Super Bowl, est regardée par plus d’un américain sur 3. Lors de cette rencontre entre l’équipe de Tim Tebow, Denver Broncos, et Pittsburgh Steelers, le score était de 23 à 23 à la fin du temps règlementaire. Coup de théâtre, pendant le temps additionnel, Tim Tebow fait à son coéquipier une passe fantastique qui perce les rangs adverses et les cœurs de ses fans. Touchdown. Mais ce n’est pas ça le plus beau. Les statistiques du match montrèrent que Tim avait lancé le ballon sur une distance totale de 316 yards, que la longueur moyenne de ses lancers était de 31,6 yards, et que, cerise sur le gâteau, l’échelle de Nielsen (calcul sophistiqué de l’audience audiovisuelle) affichait un résultat de 31,6. Le lendemain, le mot le plus recherché sur internet dans le monde d’après Google Trends était « John 3 :16 ». Dieu a honoré son serviteur. « Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles » [Hébreux 2 :4].
Bien entendu le terme de « miracle » n’est pas dans l’air du temps. On entendra donc parler de timing et de détermination prodiguée par la foi pour justifier l’excellent jeu de Tim Tebow. Il est cependant difficile de parler de chance au regard des statistiques citées ci-dessus. Celles-ci expliquent sans doute le sondage selon lequel 43% des américains « croient que Dieu a aidé Tim à gagner ».
C’est encourageant de voir l’impact qu’a pu avoir ce jeune homme. 1,5 millions de personnes le suivent sur facebook et un autre million sur twitter. Ses derniers messages sur ces réseaux sociaux sont lumineux : « Romans 8:37-39 GB² » (14 janvier) « Hebrews 12:1-2 GB² » (8 janvier) « Praise the Lord! Thanks to all my great teammates, coaches and fans…This win was for Bronco Nation! ».
À propos des Denver Broncos, dans un de ses livres, Rick Joyner énumère cinq éléments qui fondent le succès : 1/ définir le but ; 2/ rester concentré sur le but, 3/ se préparer, 4/ s’entourer de gens qui savent trouver des solutions, et 5/ refuser de laisser les obstacles interrompre ou détourner notre course. En guise d’illustration du second point, Rick Joyner écrit : « Un jour, on m’a demandé de venir parler à l’équipe des Denver Broncos avant un match de football américain important. La concentration, la fermeté et la détermination qui se lisaient sur le visage de ces joueurs étaient exceptionnelles. Je savais que cette concentration présageait le succès. ». Je pense donc aux joueurs qui ont précédés Tim Tebow, mais aussi à ses parents. La manière dont Dieu utilise Tim est indubitablement la réponse à la concentration des premiers et à la prière des seconds. C’est le bon moment je crois pour citer Jean 4 :38 : « Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. »
Le match suivant des playoffs a eu lieu il y a quelques jours… le samedi 14, Les Denvers Broncos ont perdus 10 à 45 devant New England Patriots. Le miracle tel qu’on l’attendait n’était pas au rendez-vous. Toutefois, comme l’explique Tim Tebow, l’enjeu ne se trouve pas là : “Jésus m’a donné une plate-forme” pour propager son message. “Le football n’est qu’un moyen, pas une fin.”
Dans le monde entier, des personnes se prennent en photo en prenant la posture de Tim Tebow : un pied à terre, le coude sur le genou et le front contre le poing. Cette situation évoque pour finir Romain 14 :11 : « Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. »
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